Planète Bleue

Respirer profondément et en toute sérénité sur notre belle planète

26 avril 2007

Effets de la pollution sur les enfants

La pollution liée aux gaz d'échappement des automobiles favorise les infections respiratoires ainsi que les signes d'asthme et d'allergie chez les jeunes enfants. Le constat n'est pas inattendu, mais il repose sur des bases solides : une étude, réalisée aux Pays-Bas, sur plus 4 000 enfants suivis de la naissance à 4 ans. Les résultats de cette enquête, menée par des Néerlandais et des Canadiens, ont été publiés, mercredi 25 avril, dans l'European Respiratory Journal.

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De nombreuses études ont évalué l'impact que pouvait avoir sur la respiration le fait de vivre à proximité des grands axes routiers, mais sans mesurer la concentration de l'air ambiant en polluants, présents dans les gaz d'échappement. L'originalité du travail de M. Brauer et de ses collègues réside dans l'estimation, pour chacun des enfants, de l'exposition à ces polluants. Ce calcul de l'exposition individuel s'est essentiellement appuyé sur la mesure de particules fines d'oxyde nitreux (NO2).

L'équipe de chercheurs a croisé ces estimations avec les données d'un questionnaire où étaient recensés les renseignements sur l'existence d'un asthme diagnostiqué par un médecin, de bronchites, de grippes, d'eczéma. Le document comportait aussi des questions sur la survenue de sifflements bronchiques, de toux sèche nocturne, d'infections de la sphère ORL et d'éruptions cutanées. De plus, un dosage des anticorps impliqués dans la réaction allergique, les IgE, a été effectué chez plus de 700 enfants.

Il ressort des calculs des auteurs qu'il existe bien une corrélation entre l'exposition à la pollution automobile et plusieurs des pathologies étudiées : un asthme constaté par un médecin, des sifflements bronchiques, des infections ORL, ainsi que des grippes et des rhumes sévères. Le risque d'avoir de l'asthme est majoré de 30 % par rapport à celui d'un enfant non exposé. Pour les autres affections, le risque est augmenté de 20 %. Les auteurs ont aussi mis en évidence une association entre la pollution aérienne et le fait d'avoir une sensibilité spécifique aux allergènes alimentaires habituels, sans que cela soit corrélé avec le taux global d'IgE.

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19 avril 2007

"Si on avait écouté ma fille, Sophie serait en vie"

Le principal suspect dans le rapt de la jeune Nantaise, inhumée hier, était déjà mis en examen pour le viol d’une adolescente. La mère de cette dernière témoigne.

RAMIZ ISENI a-t-il fait d’autres victimes avant de croiser la route de Sophie Gravaud, 23 ans, enlevée, séquestrée et tuée dans la soirée du 7 avril aux abords de Nantes ? La police, sachant d’expérience que «c’est parmi les criminels sexuels que l’on observe le plus souvent des réci­dives», se pose désormais ouvertement la question. Hier, plusieurs fonctionnaires de l’Office central de répression des violences aux personnes sont d’ail­leurs arrivés à ­Nantes afin de prêter main-forte aux enquêteurs locaux. En outre, le logiciel Salvac, conçu pour rationaliser la traque des criminels en série, devrait bientôt être mis à contribution afin de dresser la liste des agressions qui, commises ces dernières années dans l’ouest de la France, sont susceptibles d’être imputables au Bosniaque. D’ores et déjà, Ramiz Iseni est soupçonné d’avoir violé une jeune fille, alors âgée de 17 ans, le 13 no­vembre 2004.
Au moment de porter plainte, Carole (*) a expliqué avoir été conduite à Saint-Brévin-les-Pins par cet homme qui l’aurait invitée au restaurant avant de l’agresser dans sa voiture. Interrogé, le suspect a confirmé avoir rencontré la jeune femme par l’intermédiaire d’une amie yougoslave de son plus jeune fils, avant de nier toute voie de fait et de crier au «complot» .
Curieusement, le parquet de Nantes s’est à l’époque contenté de renvoyer l’affaire devant le tribunal correctionnel qui, un an et demi plus tard, s’est déclaré incompétent à juger des faits de nature criminelle. En décembre dernier, une information judiciaire a donc été ouverte, dans le cadre de laquelle Ramiz Iseni, 46 ans, est aujourd’hui mis en examen pour viol et placé sous contrôle judiciaire.
Présence d’ADN
Contactée par Le Figaro, la mère de Carole témoigne: «Je ne veux surtout pas m’exprimer au nom de ma fille, qui a été si choquée qu’elle a été obligée de quitter Nantes par peur que cet homme la retrouve. Toutefois, j’ai personnellement eu le sentiment que la justice, par manque de preuve, avait tardé à prendre en compte sa plainte. Aujourd’hui, je me dis que si on avait écouté ma fille plus attentivement, on aurait mieux mesuré la dangerosité de cet homme, et Sophie Gravaud serait peut-être encore en vie.» De son côté, l’avocat de Carole nuance : «Ma cliente, qui est ­pert­urbée, voire terrorisée par ce qu’elle a vécu, accepte et comprend la durée de la procédure judiciaire, qui s’ex­plique en grande partie par une erreur d’aiguillage commise au départ.»


Quoi qu’il en soit, Ramiz Iseni pourrait devoir affronter un premier procès aux assises avant d’être, un jour peut-être, jugé pour l’enlèvement, la séquestration et la mort de Sophie Gravaud. Hier, de nouvelles analyses ont mis en évidence la présence de l’ADN de la jeune femme sur le blouson du suspect.
La position du réfugié bosniaque, qui consiste à nier tout contact avec la victime pour jurer avoir acheté son téléphone et sa carte bleue dans un bar de Nantes, de­vient donc ­chaque jour un peu plus intenable.
* Le prénom a été modifié.

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14 avril 2007

L'anti-"Da Vinci Code" de Benoît XVI

Le pape Benoît XVI - qui aura 80 ans lundi 16 avril et fêtera, trois jours plus tard, le deuxième anniversaire de son élection - met en vente, d'abord en Italie, en Allemagne et en Pologne, un ouvrage de 450 pages, intitulé Jésus de Nazareth et signé "Joseph Ratzinger-Benoît XVI". On compte déjà une vingtaine de traductions et des contrats ont été signés jusqu'en Russie, en Corée du Sud, au Japon. Pour les pays francophones, Flammarion a acheté les droits, mais attend encore l'imprimatur du Vatican. Sans atteindre le paradis des 30 millions de lecteurs du Da Vinci Code de Dan Brown, les rêves de diffusion les plus fous agitent quelques esprits romains.

...
C'est une première à bien des égards. Jamais un pape régnant n'avait publié un ouvrage qu'il qualifie lui-même de "quête personnelle", c'est-à-dire ne revêtant pas l'autorité de son magistère. Dans sa préface, il prend même soin d'indiquer que "chacun sera libre de (le) contredire". C'est le fruit d'un "long chemin intérieur" qui, pour lui, "a débuté dans les années 1930 et 1940". Joseph Ratzinger a commencé la rédaction en août 2003 et l'a poursuivie après son élection d'avril 2005, employant "tout son temps libre" pour aboutir. Ce premier tome va du baptême de Jésus dans les eaux du Jourdain à la Transfiguration.

Joseph Ratzinger-Benoît XVI plonge dans l'énigme "Jésus" qui passionne depuis longtemps croyants et non-croyants. Jusqu'à la Réforme du XVIe siècle, les chrétiens ont cru en Jésus les yeux fermés. Mais les Lumières, la science, la recherche historique et archéologique ont fait naître de nouvelles exigences quant à l'authenticité des Evangiles écrits, plusieurs décennies après Jésus, par des auteurs qui n'étaient pas des historiens, mais des militants de la nouvelle foi. Le chrétien ne peut plus croire, sans broncher, à la divinité du Christ, à la Résurrection, à la virginité de Marie.

L'exégèse "historico-critique" - dont émergent les noms d'Ernest Renan (1823-1892), Alfred Loisy (1857-1940) ou Rudolf Bultman (1884-1976) chez les protestants - a "démythologisé" les Ecritures. Elle a bouleversé le rapport du croyant à sa foi, à l'Eglise, à l'autorité de sa parole et de son dogme. Le "désenchantement du monde" était en marche. Il a fallu attendre le concile Vatican II (1962-1965) pour que l'Eglise reconnaisse le fruit de cette recherche "moderniste" qu'elle avait hier impitoyablement condamnée.

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L'ouvrage de Benoît XVI puise dans sa nostalgie de jeune croyant lisant des auteurs (Daniel-Rops, Romano Guardini sont cités) qui ne séparaient pas encore le "Jésus de l'histoire" et le "Christ de la foi". Mais il n'entend pas revenir en arrière et ne règle pas de comptes avec l'"exégèse moderne". Il veut réconcilier l'histoire et la foi : "Le Jésus des Evangiles est une figure historiquement sensée et convaincante. Elle est plus logique et compréhensible que les reconstructions que nous avons dû affronter ces dernières années. La Crucifixion ne peut s'expliquer que parce qu'il s'est vraiment produit quelque chose d'extraordinaire, parce que la figure et les paroles de Jésus ont dépassé radicalement toutes les espérances et attentes de l'époque", écrit Benoît XVI.

Acte de foi dans le sérieux historique des Evangiles, ce livre est aussi un réquisitoire. Il riposte aux ouvrages de vulgarisation toujours plus nombreux qui - partant des Manuscrits de la mer Morte, d'un Evangile apocryphe de Judas ou d'une autre découverte - ne s'attachent qu'à l'humanité de Jésus et mettent en cause sa "divinité", qui aurait été une invention de l'Eglise naissante. Ce serait le symptôme d'une société postchrétienne qui, pour l'auteur, est le défi intellectuel de notre temps. A partir du moment où le Jésus "humanisé" est découplé du dogme divin, toutes les fictions deviennent possibles, toutes les croyances fluctuantes ou clignotantes. La voie est ouverte au scepticisme général, au "zapping" religieux, aux syncrétismes ou aux spiritualités désincarnées.

La guerre est donc déclarée aux interprétations fallacieuses ou fantaisistes de la vie de Jésus qu'un Dan Brown - dans le Da Vinci Code, qui n'est pas nommé - marie à Marie-Madeleine et transforme en père de famille. Comme à tous les "livres destructeurs de la figure de Jésus et de la foi, bourrés de résultats supposés de l'exégèse". A ceux qui font de Jésus non seulement un " amant secret", mais aussi un " révolutionnaire" ou un "mythe réformateur", comme expliquait, vendredi 13 avril à Rome devant la presse, le cardinal Schönborn de Vienne.

Car l'auteur récuse aussi des interprétations plus sérieuses, jamais citées mais également "erronées" : celle des "théologiens de la libération" accusés de "réduire" Jésus à sa dimension de militant politique (Jon Sobrino, jésuite espagnol travaillant au Salvador, vient d'être condamné par le Vatican) ; ou la lecture des théologiens psychanalystes, comme l'Allemand Eugen Drewermann, proposant des thérapies à partir des Evangiles ; ou des interprétations culturelles de théologiens asiatiques sanctionnés pour syncrétisme avec les traditions orientales. Pour la France, rappelons le succès du Jésus de Duquesne ou celui de l'émission Corpus Christi, sur Arte, de Prieur et Mordillat, sèchement accueillis par la hiérarchie catholique.

"Jésus n'est pas un mythe. C'est un homme de chair et de sang, une présence entièrement réelle dans l'histoire (...) Il est mort et ressuscité d'entre les morts." Bourré de citations de Marx, Nietzsche, Heidegger, Socrate, Confucius, Dante, ce livre de Benoît XVI se veut un avertissement à l'humanité : "Nous déclarons Dieu mort, ainsi sommes-nous aussi Dieu ! Et les hommes ne sont plus propriété d'un autre, mais les seuls patrons d'eux-mêmes et les propriétaires du monde." Mais "là où Dieu est considéré comme une quantité négligeable que l'on peut écarter au nom de choses plus importantes, alors ces choses prétendument plus importantes échouent, conclut-il. L'expérience négative du marxisme n'est pas la seule à nous le démontrer."

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13 avril 2007

Vendredi 13 : les origines d'une superstition

 

Pour certains, le vendredi 13 est synonyme d'événements malheureux et de catastrophes inexpliquées. Pour d'autres, cette date est au contraire associée à la chance. Mais d'où vient cette superstition ?

Une supersition remontant à la BibleLa Cène
La croyance associant le vendredi 13 au malheur aurait des origines bibliques. D'après le Nouveau Testament, lors de la Cène, dernier repas du Christ, les participants auraient été au nombre de 13 : Jésus et ses 12 apôtres, "Simon, appelé Pierre, et André, son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère ; Philippe, et Barthélemy ; Thomas, et Matthieu, le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote (ou le Cananite), et Judas l'Iscariote, celui qui livra Jésus. » (Evangile de Matthieu).Pour ce qui est de la crainte du vendredi, elle viendrait du fait que le Christ aurait été crucifié un vendredi.

La crainte du vendredi 13 puiserait également ses origines dans les mythes nordiques antiques.


La mort du Dieu Balder

La punition de Loki

Selon la mythologie nordique, Odin, dieu des guerriers, avait un jour réuni onze de ses amis dieux pour un diner, dans sa demeure de Valhalla. Loki, dieu de la guerre et du mal, vexé de ne pas être de la fête, décida de s'inviter malgré tout. Seulement, ce treizième invité surprise n'était pas le bienvenu. Le fils d'Odin, le beau Balder, dieu de l'amour et de la lumière, tenta de chasser l'intrus. Une bataille éclata entre les deux dieux qui se vouaient une haine depuis toujours. Loki, dieu jaloux et malveillant, lui décocha une flèche empoisonnée en plein coeur, abattant Balder le "bien aimé". Depuis cette légende, dans les pays scandinaves, le chiffre 13 est considéré comme maudit et être 13 à table porterait malheur.


Freyja dans son char

Frigga ou la diabolisation des croyances païennes

Dans la mythologie nordique, Frigga (ou Freya) était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité. Elle était célébrée par ses adorateurs le vendredi. Le mot "friday", vendredi en anglais, viendrait d'ailleurs de cette célébration et signifierait "Freya's day". Mais aux Xe et XIe siècles, les pays du nord sont progressivement convertis au christianisme. On se met alors à raconter que Frigga est en réalité une sorcière et qu'elle a été bannie au sommet d'une montagne. Pour se venger, elle inviterait, tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sorts.

Mythologies gréco-romaines.


Les Grecs et les Romains donnent au chiffre 13 une connotation négative. Ces deux mythologies, qui comportent de grandes similitudes, associent toutes deux le chiffre 12 à la régularité et la perfection. Ainsi, il y a 12 dieux olympiens, 12 constellations, 12 signes du zodiaque, 12 heures du jour et de la nuit. Le nombre 13, qui implique d'ajouter une unité au 12 parfait, vient rompre ce cycle régulier et introduit le désordre. Détruisant l'harmonie, il est synonyme de malheur. Pour ce qui est du vendredi, il est associé aux événements malheureux puisque c'est ce jour-là, dans la Rome antique, que se déroulent généralement les exécutions des comdamnés à mort.

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12 avril 2007

Entre érotisme et perversité...

Stanislas Nordey s'offre un printemps érotique. En mai, il jouera La Philosophie dans le boudoir, de Sade, à Gennevilliers. En avril, il joue à l'Odéon dans Thérèse philosophe, le roman attribué à un autre divin marquis libertin du XVIIIe siècle, d'Argens. Le propos de Thérèse n'est pas loin de la pornographie. Ecrit sous la forme d'une confession, il mêle la luxure et l'impiété avec une liberté totale et perverse, qui le rend moins immoral qu'amoral. L'homme et la femme y sont mis en scène comme des automates, actionnés par un désir qui ne dépendrait pas d'eux - ce qui les arrange bien, et permet à l'auteur de batifoler sérieusement avec le sexe au même titre qu'avec Dieu et la métaphysique. Tout cela est évidemment jouissif.

A l'Odéon, Stanislas Nordey joue tous les hommes de Thérèse philosophe. Il porte de longs manteaux chatoyants. Valérie Dréville, qui joue les femmes, est elle fort dévêtue, et à la fin nue sous un jupon de pierres et ferrailles. Quand le spectacle commence, elle est dans une grande boîte blanche où trône un énorme tube d'acier, semblable à un tuyau de douche, avec un énorme gland à son bout. Pendant les descriptions des scènes de sexe, des machineries apparaissent sur le plateau. L'une d'elles fait actionner une corde qui va et vient entre deux ballons. Elle est reliée à une seconde sur laquelle deux bourses tombent à terre, vidées de leur force, après l'"extase". Valérie Dréville et Stanislas Nordey sourient en voyant la chose. Ils sourient presque tout le temps, d'ailleurs.

Les deux acteurs sont dirigés par Anatoli Vassiliev, qui n'a peur de rien, et surtout pas du ridicule, dont il arrive même à faire un atout artistique. Ce metteur en scène russe de talent s'est engagé, il y a plusieurs années, dans une recherche qui se veut révolutionnaire. Il s'agit, par des moyens extrêmement sophistiqués, de faire projeter les voix de façon qu'elles atteignent directement le cerveau des spectateurs, en somme. Cela donne des résultats surprenants. Une phrase comme "Il suffira que je voie la plaie" devient "Il suffira que" - long silence - "je voie" - entendez "voie" comme un cri rauque. Et si Dieu s'invite, il devient "Dje".

Cette manière, poussée jusqu'à une mystique du maniérisme, met les spectateurs (ceux qui ne partent pas) dans un drôle d'état, entre la fascination et l'exaspération. Pour qu'une expérience de cette sorte atteigne son but, il faut qu'elle soit menée jusqu'à un point d'acmé, qu'elle "éclate", en somme. Pendant les 3 h 45 de Thérèse philosophe, on attend cet instant. A la fin, on voit... de la mousse qui s'échappe du gland.


"Thérèse philosophe", du marquis d'Argens. Mise en scène : Anatoli Vassiliev. Odéon-Ateliers Berthier, 8, bd Berthier, Paris-17e. Mo Porte-de-Clichy. Tél. : 01-44-85-40-40. Mardi, mercredi, vendredi, samedi, à 20 heures ; dimanche à 17 heures. 13 € à 26 €. Jusqu'au 29 avril.

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Fin des avantages à vie pour le perchoir

Le bureau de l'Assemblée nationale a décidé de supprimer les avantages à vie dont bénéficiaient les anciens présidents de l'Assemblée.

Le bureau de l'Assemblée nationale, réuni hier matin, a décidé à l'unanimité de supprimer les avantages à vie dont bénéficiaient les anciens présidents de l'Assemblée. À savoir un bureau, une voiture avec chauffeur et deux collaborateurs au Palais Bourbon. Patrick Ollier, président de l'Assemblée jusqu'au 19 juin, a déclaré ne pas vouloir « entrer dans les détails de la mise en oeuvre en citant des noms ».
Cette décision concerne les anciens présidents Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, Philippe Séguin, premier président de la Cour des comptes, ainsi que Laurent Fabius et Raymond Forni (PS).

Interrogés sur la prolongation, jusqu'à cinq ans, de l'indemnité allouée aux députés battus aux prochaines élections législatives (nos éditions du 5 avril), les membres du bureau, de droite comme de gauche, ont défendu cette mesure prise par le bureau, le 4 juin 2003. « Ce qui est important, c'est que les Français ne s'imaginent pas, à cause d'informations mensongères, qu'à l'Assemblée nationale les députés n'ont pas le sens de la justice ou de la solidarité », a dit Patrick Ollier, répondant implicitement au candidat UDF, François Bayrou, pour qui les députés auraient « manqué au devoir d'exemplarité ». Les questeurs Claude Gaillard (UMP) et Didier Migaud (PS) ont tous deux souligné que cette « aide au retour à l'emploi (...) ne s'applique ni aux députés fonctionnaires ni aux retraités », et que la mesure est « beaucoup plus limitée » en nombre qu'en 1994, quand l'Assemblée avait créé pour les députés battus une garantie de ressources de deux ans.

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11 avril 2007

Jungle des tarifs chez les médecins

Depuis janvier, l'assurance-maladie a mis en place une plate-forme de services téléphoniques pour que les assurés sociaux puissent mieux s'orienter dans le système de soins. Le numéro à composer est indiqué dans les courriers de remboursement adressés par la Sécurité sociale. Vendredi 6 avril, nous avons testé la plate-forme parisienne (0820-904-175).

Une opératrice nous demande notre numéro de Sécurité sociale et nous oriente vers le "service info-soins". A la question "je recherche un ophtalmologue en secteur 1 dans le 19e arrondissement", la conseillère délivre plusieurs adresses en assurant qu'il s'agit de médecins "qui se sont engagés à pratiquer les tarifs de la Sécurité sociale, soit 25 euros". Elle recommande néanmoins de "demander confirmation" lors de la prise de rendez-vous.

"AVEZ-VOUS LA CMU ?"

Premier appel chez l'un des ophtalmologues. La secrétaire médicale indique que le médecin peut nous recevoir à partir du 11 avril. "Quel est le prix de sa consultation ? demande-t-on. - Entre 35 et 42 euros. - Mais ce ne sont pas les tarifs de la Sécu ? - Ah, si, si, c'est le secteur 1. - Ce ne sont pas les prix que m'a indiqués l'assurance-maladie ! - De toute façon, si vous allez ailleurs, c'est 50 euros en secteur 2."

Deuxième appel chez un autre ophtalmologue : un rendez-vous est possible le 19 avril. "A quel tarif ? - Entre 28 et 32 euros pour une visite normale. - Ah bon ? - De toute façon, vous ne trouverez pas moins cher ailleurs."

Nouvel appel chez un troisième ophtalmologue. "Avez-vous déjà consulté chez nous ? - Non. - Avez-vous la couverture maladie universelle, la CMU ? - Non, pourquoi ? - Parce que le médecin n'en prend pas plus de quatre par jour. - Quel est le prix de sa consultation ? - Entre 28 et 32 euros, et je ne peux pas vous donner de rendez-vous avant la mi-mai."

Apparemment, les fiches de l'assurance-maladie n'ont pas mis à jour cette anarchie tarifaire. Mieux vaut, comme nous l'indiquait la conseillère, se faire confirmer les tarifs au téléphone... Quant aux discriminations vis-à-vis des personnes disposant de la CMU, elles perdurent.

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10 avril 2007

Pollution et fertilité

Des nombreuses substances de l’environnement peuvent avoir des effets sur notre équilibre hormonal. On les appelle les "perturbateurs endocriniens". Principale cible : les hormones stéroïdiennes, qui interviennent dans la croissance et les fonctions sexuelles… Conséquences : des troubles de la fertilité et des malformations sexuelles notamment. Des observations sur des grenouilles qui se féminisaient, des crocodiles stériles et autres victimes de pollutions accidentelles ont amené les scientifiques à se poser des question sur l’impact chez l’être humain. Car l’effet de ces polluants peut se produire à des concentrations très faibles.

Par exemple, le tributylétain (composé anti-salissures utilisé dans la peinture des coques de bateaux) : celui-ci a provoqué la stérilité des bulots en mer du nord à des concentrations équivalentes à une goutte d’eau dans une piscine olympique.

Et chez l’homme ?

Mais peu d’études ont démontré ces effets chez l’homme des perturbateurs endocriniens. Le seul cas réellement certain est le fameux distilbène, qui, il faut le rappeler,  a des effets sur plusieurs générations. Des problèmes d’infertilité chez des ouvriers agricoles manipulant divers pesticides ont également été observés. Et de manière générale, des phénomènes tels que la baisse du nombre de spermatozoïdes chez l’homme ou la hausse des problèmes d’infertilité  laisse penser à un facteur environnemental… Et notamment les perturbateurs endocriniens. Car ceux-ci se cachent dans de nombreux endroits : aliments d’origine animale ou végétale, emballages alimentaires, produits de combustion…

Alors quels sont les principaux produits en cause ? La Communauté Européenne a retenu en 2005 une liste de plus de 66 perturbateurs endocriniens. Celle-ci englobe un grand nombre de composés. Parmi les perturbateurs les plus connus, on distingue plusieurs catégories.

Le plastique pas fantastique !

Les plastiques sont sur la sellette aujourd’hui. De nombreux composés sont suspectés d’être de forts perturbateurs endocriniens. On notera par exemple :

4-n-nonylphénol : Des composés comme le 4-n-nonylphénol interviennent dans la fabrication de nombreux plastiques (agent "antivieillissement") et dans les détergents. On peut le retrouver également dans des pesticides (comme surfactant). Or on sait qu’il a un effet oestrogénique chez les mammifères.

Le bisphénol A : Le bisphénol A est dans le "top ten" des produits chimiques fabriqués. Il est utilisé dans les plastiques et les résines. On le trouve notamment dans les revêtements intérieurs de boîtes de conserve, certains biberons, les CD et DVD et même certaines résines utilisées par les dentistes. Objet de controverses, il a montré chez le rat et la souris un effet délétère sur la qualité du sperme et une augmentation du risque de fausses couches.

Les phtalates : On entend de plus en plus parler des phtalates. Ces composés sont utilisés dans le PVC (polychlorure de vinyle), les jouets, les peintures, les adhésifs, les colles, les encres, certains médicaments et cosmétiques… Or ces composés auraient une toxicité pour les embryons, notamment ceux de sexe masculin (provoquant des anomalies génitales).

Les PCB : Les PCB (polychlororbyphényles) sont des produits utilisés dans les plastiques ou dans les transformateurs (pyralène) et qui ont un impact sur les systèmes immunitaires et génitaux.

Les composés comme les phtalates, le nonylphénol ou le bisphénol A sont très souvent présents dans les emballages plastiques alimentaires. Or ils passent dans les aliments : selon une étude américaine, le bisphénol A par exemple est retrouvé dans les urines de 95 % de la population !

Gare aux pesticides

On connaît de longue date les effets délétères des pesticides. Nombre d’entre-eux sont aujourd’hui étiquetés comme "perturbateurs endocriniens". Certains sont bien sûr interdits, à l’image du DDT. L’exemple du dibromochloropropane est célèbre. Ce produit destiné à tuer les vers a été utilisé dans de nombreuses bananeraies, provoquant une explosion des cas de stérilité. Il a été très vite interdit dans les pays du Nord, mais a continué d’être utilisé en Afrique ou en Amérique du Sud… Aujourd’hui, d’autres substances sont montrées du doigt. C’est le cas du chlordécone, suspecté depuis 1996 de provoquer une baisse du nombre de spermatozoïdes et de diminuer leur mobilité. Le vinchlozoline (destiné à lutter contre les champignons) provoquerait des perturbations des fonctions reproductrices et pourrait entraîner des modifications génétiques chez la descendance (observations chez les rats). Citons également l’Atrazine, un herbicide assez courant, qui est reconnu comme perturbateur endocrinien.

Phytoestrogènes, entre vice et vertu

Mais les perturbateurs endocriniens ne sont pas uniquement fabriqués par l’homme. Il en existe des "naturels". C’est le cas des phytoestrogènes. Les principales sources dans l’alimentation sont les produits à base de dérivés de soja. Il faut noter que les études portant sur ces substances concernent surtout leurs bénéfices santé, d’ailleurs controversés, contre les cancers ou les maladies cardiovasculaires. Mais certains scientifiques se sont inquiétés de l’éventuelle toxicité à haute dose des phytoestrogènes, notamment chez les bébés et les jeunes enfants. Si la question reste l’objet de débats, l’Agence française de Sécurité des Aliments (Afssa) a tout de même rendu un rapport recommandant de ne pas donner de "lait" de soja avant trois ans et de réduire les teneurs des phytoestrogènes dans les produits à base de ce végétal.

Pop Pop Pop

On regroupe certains perturbateurs endocriniens sous le terme de polluants organiques persistants (POP). C’est une classe hétérogène car elle regroupe des éléments de différentes origines : les produits industriels comme le PCB, des pesticides organochlorés (DDT) ou les dioxines. Leur point commun est de persister très longtemps dans l’environnement, et de perturber fortement les fonctions hormonales oestrogéniques et thyroïdiennes notamment. A noter : les "retardateurs de flammes" utilisés dans les tissus, fauteuils, téléviseurs… contre les incendies sont actuellement soupçonnés d’être des POP.

Identifier les futures menaces…

Peut-on aujourd’hui contrôler les substances produites, afin d’éviter les risques ?  Difficile aujourd’hui de connaître la toxicité des 70 000 substances produites et vendues par l’industrie chimique ! Si les pesticides sont bien encadrés (les études de toxicité sont obligatoires pour la mise sur le marché), que dire des autres composés ? Peut-on essayer de reconnaître parmi eux les plus à risque d’être des perturbateurs endocriniens ?

Le problème est que leur structure chimique n’a parfois rien à voir avec l’hormone "imitée" ! Faire un tri par "similitude chimique" ne garanti pas l’innocuité. Autre problème, basé sur l’exemple du DDT : parfois ce n’est pas le composé qui est nocif, mais les produits issus de sa dégradation dans l’organisme… Difficile donc de "dépister" les molécules à risque juste en regardant leur formule de base. Enfin, il faut évaluer les interactions : deux substances inoffensives qui se retrouvent en contact peuvent former un composé délétère. Et difficile de définir toutes les interactions possibles, entre substances chimiques ou avec les produits naturels ! Alors comment faire ? Un élément de réponse est donné par l’union Européenne avec la mise en place de la directive REACH (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals). Cette la nouvelle législation en matière de produits chimiques  impose aux industriels une évaluation toxicologique de tout produit chimique mis sur le marché. Elle devrait être définitivement adoptée en 2006. Affaire à suivre…

Source : La contamination des aliments par les perturbateurs endocriniens, quels risques pour l’homme ? Présentation de Jean-Pierre Cravedi (Inra de Toulouse, UMR 1089), organisée par l’Institut français pour la nutrition, octobre 2005.

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06 avril 2007

Un rapport alarmant sur le climat

Toutes les formes de vie sur terre seront affectées, 20 à 30 % des espèces végétales et animales risquant de disparaître, selon le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat, publié vendredi.

Les experts du climat ont publié vendredi à Bruxelles un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique, à l'issue d'une nuit de discussions où plusieurs pays, notamment les Etats-Unis et la Chine, ont contesté leurs conclusions. Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, aucune région n'échappera aux effets négatifs d'un réchauffement climatique, a prévenu le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).
D'ici 2080, estiment les experts dans un rapport de 1400 pages, jusqu'à 3,2 milliards d'humains seront exposés à de graves pénuries d'eau et 600 millions à la faim en raison des sécheresses, de la dégradation et de la salinisation des sols. Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations, notamment sur les côtes où la pression démographique s'accentue et dans les grands deltas d'Afrique de l'Ouest, d'Asie ou du Mississippi, aux Etats-Unis. Toutes les formes de vie sur terre seront affectées: "de 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d'extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C" par rapport à 1990, indique le rapport.

"Les populations pauvres, même dans des sociétés prospères, sont les plus vulnérables au changement climatique", a souligné le président du Giec, Rajendra Pachauri, lors d'une conférence de presse. "Ceci requiert notre attention, car les plus pauvres sont aussi les moins aptes à s'adapter", a-t-il ajouté. Le réchauffement climatique est susceptible de déclencher des déplacements massifs de population du fait du risque croissant de sécheresses et d'inondations de vastes zones côtières, a souligné pour sa part le principal responsable de la lutte contre le changement climatique à l'Onu Yvo de Boer.

L'Afrique risque d'être la région du monde la plus touchée. Le changement climatique va compromettre la sécurité alimentaire et exacerber les pénuries d'eau sur le continent. 80 à 200 millions de personnes supplémentaires devraient être confrontées aux famines d'ici 2080. Les récoltes pourraient diminuer dans certains pays africains de 50% en 2020 et même de 90% en 2100. Près de la moitié des plantes endémiques d'Afrique australe sont menacées d'extinction et jusqu'à 12% des grands mammifères du continent. Il pourrait aussi y avoir des conséquences sur le plan sanitaire (expansion du paludisme...). L'Asie devrait subir inondations, sécheresses et pénuries d'eau, aggravées par les effets de la pression démographique et de l'industrialisation sur les ressources naturelles. L'Arctique est également menacée, avec la fonte attendue d'une grande partie des glaces et le sort de l'Antarctique reste incertain.

En Europe, le réchauffement climatique aura un impact fort mais inégal. Les pays méditerranéens feront face à des risques accrus de sécheresse, des récoltes appauvries et des vagues de chaleur mortelles, à l'image de la canicule de 2003, tandis que les pays situés à des latitudes supérieures subiront davantage d'inondations, mais bénéficieront dans un premier temps d'un allongement des saisons propices aux cultures. L'Amérique du nord sera confrontée à des vagues de chaleur éprouvantes dans les villes, et à des tempêtes plus intenses près des côtes, à l'instar du cyclone Katrina en 2005. Dans le domaine de la santé, c'est la population âgée de plus de 65 ans qui sera le plus fragilisée par les vagues de chaleur, une population qui devrait augmenter brutalement à partir de 2010 avec les baby-boomers. La pollution à l'ozone, engendrée par le réchauffement, favorisera les maladies respiratoires et l'asthme chez les enfants.

L'Europe comme les Etats-Unis commencent dès lors à se mobiliser. Au nom de l'UE, la chancelière allemande Angela Merkel a exigé une "action rapide et énergique" de la communauté internationale pour protéger l'environnement. L'UE s'est engagée en mars sur une série d'objectifs pour lutter contre le réchauffement de la planète, passant par un coup d'accélérateur dans les énergies renouvelables. Même Washington reconnaît désormais l'urgence: "un des principaux messages (du rapport du GIEC) est que le changement climatique représente un défi mondial et nous reconnaissons tous que cela nécessite des solutions internationales", a déclaré vendredi la chef de la délégation américaine à Bruxelles, Sharon Hays.

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Biodiversité (l'Express)

La biodiversité, c'est la nature vivante, toute la nature, sur terre et sur mer, dans les villes et dans les champs, hommes et femmes compris. Sous l'initiative de Yann Arthus Bertrand et de l'association GoodPlanet.org, ce nouvel outil pédagogique, première suite logique de l'exposition réalisée en 2006, présente une sélection de 20 photos réalisées par des photographes français convaincus de l'importance des enjeux environnementaux. L'opération qui vise une sensibilisation écologique à l'école, est relayée par Internet sur le portail www.ledeveloppementdurable.fr où les professeurs peuvent trouver des fiches, des sources d'informations et des idées pour aller plus loin avec leurs élèves. Découverte en images


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