Planète Bleue

Respirer profondément et en toute sérénité sur notre belle planète

31 mai 2007

Jean-Claude Brialy est mort

L'acteur et réalisateur, décédé hier soir à 74 ans, fut révélé en 1958 par sa performance dans « Le beau Serge » de Claude Chabrol.

« Elena et les hommes » de Jean Renoir en 1956, « Le beau Serge » de Claude Chabrol deux ans plus tard, mais aussi « Les quatre cents coups » de François Truffaut en 1959. Ces quelques films ont propulsé Jean-Claude Brialy sur le devant de la scène culturelle française. Grande figure du théâtre et de la vie mondaine parisienne, propriétaire du théâtre « Les Bouffes parisiens », l’acteur et réalisateur s’est éteint la nuit dernière à 74 ans des suites d’un cancer.

Né le 30 mars 1933 à Aumale (Algérie), ce fils de colonel vit son enfance au rythme des mutations paternelles. Après son baccalauréat, il s'était inscrit d'abord au Conservatoire de Strasbourg où il obtient un premier prix de comédie, puis au Centre d'art dramatique de l'Est. Au cours de son service militaire à Baden-Baden, il est affecté au service cinéma des armées, qui lui donne l'occasion de tourner dans son premier court métrage, « Chiffonard et Bon Aloi ». Il sympathise aussi à cette époque avec plusieurs comédiens en tournée théâtrale, dont Jean Marais, qui l'encouragent dans sa vocation.

« La bande des Cahiers du Cinéma »

Débarqué à Paris en 1954, il se met très vite à fréquenter « la bande des Cahiers du Cinéma ». C'est Jacques Rivette qui l'engage le premier dans son court métrage « Le Coup du berger » en 1956. Il réalise son premier film, « Eglantine » en 1971, une évocation nostalgique de ses souvenirs d'enfance. Attaché à cette période de la vie, Jean-Claude Brialy décide de mettre également en images pour la télévision « Les Malheurs de Sophie » (1981) et surtout « Un bon petit diable » (1983), avec Alice Sapritch en marâtre.

Boulimique de travail, tournant plusieurs films par an à moins qu'il ne soit au théâtre, Jean-Claude Brialy touche à tous les genres. Il avait tourné son dernier film pour la télévision en 2006, « Monsieur Max » de Gabriel Aghion. Ecrivain à ses heures, Brialy a publié plusieurs livres de souvenirs à succès: « Le ruisseau des singes » (Robert Laffont, 2000) et « J'ai oublié de vous dire » en 2004 (XO éditions).

« Avec la disparition de ce grand comédien, ce grand acteur, mais aussi cet entrepreneur, réalisateur, directeur de salle et de festival, disparaît aussi un humaniste gourmand et un mémorialiste inépuisable, une sentinelle de la nuit, de la fête et de la poésie », a déclaré tard dans la soirée le président de la République Nicolas Sarkozy.

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27 mai 2007

Energie nucléaire : la France au premier rang

Le ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Alain Juppé, a confirmé le lancement du programme EPR, réacteur nucléaire de troisième génération dont la tête de série est en cours de construction à Flamanville (Manche), et la poursuite de la recherche sur la quatrième génération de réacteurs. Tout en se déclarant hostile au "tout nucléaire" et favorable aux renouvelables (éolien, solaire, biomasse...) et aux économies d'énergie, il juge qu'"il n'y a pas de solution dans les années qui viennent sans poursuite de l'équipement de la France en centrales électronucléaires".

Quelle est l'importance du nucléaire en France ?

Le parc nucléaire d'EDF compte 58 réacteurs, ce qui place la France en deuxième position, derrière les Etats-Unis et devant le Japon et la Russie. En revanche, elle occupe la première place - et de loin - pour la part d'électricité d'origine nucléaire : avec 63 000 mégawatts de puissance installée, ces réacteurs assurent 79 % de sa consommation. Dans le monde, la proportion d'électronucléaire est de 16 % et la part du nucléaire dans la consommation d'énergie primaire de 7 % seulement. Très loin derrière le pétrole (41 %), le gaz et le charbon (chacun 21 %) et toutes les énergies renouvelables (10 %).

Pourquoi la France a-t-elle fait le choix du "tout nucléaire" ?

Dès 1958, le général de Gaulle veut développer le nucléaire civil. La société Framatome (Franco-américaine de constructions atomiques) est créée par Schneider, Empain, Merlin-Gerin et l'américain Westinghouse. En 1970, EDF lance un appel d'offres pour la construction de six chaudières nucléaires pour ses centrales de 900 MW de Fessenheim et Bugey. Framatome remporte le contrat grâce à sa technologie des réacteurs à eau pressurisée utilisant de l'uranium enrichi.

Le premier choc pétrolier, en 1973, va décider le premier ministre Pierre Messmer à lancer un programme plus ambitieux. A l'époque, 68 % de l'électricité est produite par des centrales au fioul. Il faut réduire à tout prix la dépendance énergétique de la France, qui importe alors plus de 75 % de son énergie (50 % aujourd'hui). L'envolée des cours de l'or noir va rendre la filière électronucléaire compétitive. En 1974, EDF commande à Framatome 18 chaudières de 900 MW : pour la première fois au monde, on construit en série des réacteurs identiques, entraînant des économies d'échelle et une amélioration des performances. Suivront 10 tranches en 1976, puis 20 nouveaux réacteurs en 1978. En 1999, le dernier réacteur de la centrale de Civaux (1 450 MW) est connecté au réseau.

Au départ, alors que la demande d'électricité explosait, le programme nucléaire prévoyait la livraison d'une centaine de réacteurs et la construction de Superphénix, un surgénérateur (réacteur à neutrons rapides) capable de produire plus de courant en utilisant moins d'uranium. Lionel Jospin décide en 1997 la fermeture de ce surgénérateur installé à Creys-Malville (Isère) et qui est en fait arrêté depuis dix ans.

Quelle est la durée de vie d'une centrale ?

La deuxième génération est prévue pour durer quarante ans. "D'importants travaux sont consacrés à l'étude du vieillissement des installations; ils visent notamment à démontrer l'acceptabilité d'une durée de vie de cinquante, voire soixante ans, pour les composants non remplaçables, la cuve du réacteur en premier lieu", rappelle Bernard Dupraz, le patron des centrales chez EDF. Ils permettraient d'étaler l'investissement dans la troisième génération. Aux Etats-Unis, les autorités ont accepté la prolongation de quarante à soixante ans de l'exploitation des réacteurs. En France, l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) peut autoriser une prolongation de dix ans seulement.

Qu'est-ce que la "troisième génération" ?

La première génération a été développée dans les années 1950-1960 (filière graphite-gaz), la deuxième dans les années 1970-1990 (eau pressurisée). Lancées en 1992, les études sur la troisième générationont débouché sur l'EPR (European Pressurized Water Reactor), réacteurs en cours de construction en Finlande et à Flamanville (Manche). L'EPR n'est pas un saut technologique fondamental, mais le fruit du mariage des derniers-nés de la génération 2 exploités en France et en Allemagne, expliquent ses concepteurs. Plus puissants, d'une durée de vie plus longue, moins gourmands en uranium, ils fonctionneront jusqu'à la fin du XXIe siècle.

L'EPR est-il plus sûr ?

Pour ses concepteurs, cela ne fait aucun doute. "L'EPR tient compte de la philosophie de sûreté de l'après-Tchernobyl, qui jugeait inacceptable tout relâchement de radioactivité dans l'atmosphère", souligne Bertrand Barré, ex-directeur des réacteurs nucléaires du CEA, aujourd'hui conseiller d'Areva. "En cas de fonte du cœur, tout a été prévu, selon lui, pour que l'hydrogène dégagé brûle avant d'exploser. La résistance de l'enceinte de confinement a été calculée pour résister aux températures et aux pressions liées à la combustion de l'hydrogène. Un récupérateur permettrait de recevoir le corium." Les écologistes contestent cet optimisme en s'appuyant sur l'expertise du scientifique britannique John Large. Dans une étude commandée par Greenpeace, celui-ci juge que le risque est systématiquement sous-estimé et note deux pointsimportants : l'EPR est plus puissant que les réacteurs actuels et peut fonctionner au Mox, combustible combinant uranium et plutonium, qui est plus radioactif. En cas d'accident et de rejet d'éléments radioactifs dans l'atmosphère, comme à Tchernobyl, les conséquences sanitaires et environnementales seraient plus dramatiques.

Qu'est-ce que la 4e génération ?

Les centrales nucléaires de 4e génération, qui devraient entrer en fonctionnement vers 2040, seront des réacteurs à neutrons rapides, capables de brûler non seulement l'uranium fissile (U 235), qui ne représente que 0,7% de l'uranium naturel, mais aussi l'uranium non fissile, en le convertissant en plutonium qui, lui, est fissile. Les réserves d'uranium assureraient ainsi plusieurs milliers d'années de fonctionnement du parc nucléaire français, contre 250 années avec les centrales actuelles.

La France a choisi de concentrer ses recherches sur un réacteur à neutrons rapides refroidi au sodium (RNR-Na) – comme l'étaient déjà Phénix et Superphénix –, dont un prototype pourrait être opérationnel en 2020. Elle étudie aussi, dans le cadre d'un partenariat européen, un réacteur à neutrons rapides refroidi au gaz (RNR-G), en l'occurrence l'hélium.

L'un des atouts majeurs de ces nouveaux systèmes sera d'incinérer une partie de leurs déchets : les actinides mineurs, très radiotoxiques, seront recyclés, les résidus ultimes non valorisables se limitant aux produits de fission.

Les réserves mondiales d'uranium sont-elle suffisantes ?

Les réserves prouvées ou probables sont, selon la plupart des sources, d'environ 4,7 millions de tonnes, soit soixante-dix ans de combustible disponible au rythme de consommation actuelle (67 000 tonnes d'uranium naturel en 2006). Les experts y ajoutent environ 15 millions de tonnes possibles, ce qui porte les réserves à plus de deux siècles. Sans compter l'uranium contenu dans les phosphates, qui donnerait 20 millions de tonnes supplémentaires.

L'arrêt de la construction de réacteurs depuis quinze ans a entraîné un arrêt de l'exploration minière, amplifié par des prix très bas de l'uranium. Il y a désormais un déséquilibre entre production et consommation. En 2006, 40% du combustible des centrales ne sortaient pas du sous-sol mais des réserves accumulées par les groupes d'électricité, des stocks militaires et du retraitement.

Avec une demande actuelle en progression de 0,5 % à 1 % par an, la situation est sous contrôle. Mais l'épuisement des stocks excédentaires des électriciens et de la Russie va nécessiter une augmentation de la production primaire. L'exploration a repris, mais il faut au moins dix ans entre la découverte et une mise en production. De nouvelles mines devront être ouvertes dans tous les grands pays producteurs. Le prix de l'uranium naturels'est envolé : de 10 dollars en 2003, la livre est montée jusqu'à 143 dollars en mai 2007. "Compte tenu des lourds investissements qu'il faudra réaliser sur le long terme, les prix resteront probablement élevés", note t-on chez Areva.

Si le nucléaire reste compétitif, c'est que la part du combustible dans le prix de production de l'électricité est d'environ 5 % (40 % pour les centrales au charbon et 70 % pour cycles combinés à gaz) mais aussi qu'EDF s'assure des prix stables grâce à des contrats à long terme pour la fourniture de combustible.

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26 mai 2007

Le carburant est vraiment trop cher !

Creuse : un gendarme tué par un chauffard.
Deux autres sont Grièvement blessés. Les militaires à moto tentaient de stopper un automobiliste parti d’une station service sans payer. Il les a renversés.

Issue tragique pour une course-poursuite dans la Creuse. Un gendarme a été tué et deux autres grièvement blessés lorsqu’un chauffard qu’ils poursuivaient les a volontairement renversés vendredi.
L’homme, dont l’identité reste inconnue, est parti sans payer d’une station service de Saint-Léonard-de-Noblat, à l'est de Limoges. Le propriétaire de la station l’a pris en chasse, tandis que la brigade motocycliste de gendarmerie de Bourganeuf était alertée. Un barrage a été mis en place à Pontarion, passage obligé pour le fuyard.
Lorsqu’il a aperçu les gendarmes, le conducteur a brusquement fait demi-tour. Trois motards l’ont alors pris en chasse. Les apercevant, il n’a pas hésité à enclencher la marche arrière pour les renverser.
L'un des gendarmes est décédé de ses blessures un autre est «très grièvement blessé», le troisième est «gravement touché». Le chauffard a été interpellé sur place.

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25 mai 2007

Yannick Noah: deux à trois lettres troublantes par jour

es racistes n'aiment pas Yannick Noah. Rien de très nouveau, sinon que ces temps-ci, le phénomène prend de l'ampleur: l'ex-champion de Rolland-Garros reçoit deux ou trois lettres par jour de gens qui l'invitent à rentrer dans son pays.

"Quand allez-vous rentrer chez vous?"

Après son opposition publique à la politique d'immigration de Nicolas Sarkozy, Yannick Noah s'inquiète de recevoir chaque jour des lettres racistes qui l'invitent à "rentrer chez lui

Devenu chanteur, il se souvient en avoir reçu aussi quand il était joueur de tennis et qu'il "flippait pendant quinze jours", mais trouve cela "troublant" dans le contexte actuel, marqué par la création par le président Nicolas Sarkozy d'un ministère de l'Immigration, de l'Intégration et de l'Identité nationale.

"Mon côté africain n'est pas très à l'aise avec cela", s'inquiète-t-il dans une interview publiée par Le Parisien de vendredi: ces "gens font la démarche de prendre une feuille, un stylo et de m'écrire : 'Monsieur Noah, quand allez-vous rentrer chez vous?"

Nonobstant, Yannick Noah dit n'avoir "ni haine, ni rancoeur" envers le nouveau président, à propos duquel il avait pourtant affirmé il y a un an et demi, dans une interview accordée à Paris Match: "Si Sarkozy passe, je me casse". "Depuis, j'ai préparé une tournée, explique-t-il. Je suis ici jusqu'en avril 2008. Je travaille ici. J'ai plein de choses à faire ici."

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14 mai 2007

Les people mobilisés pour une fillette enlevée

Hommes d'affaires, sportifs, écrivains connus ou anonymes, des centaines de personnes s'unissent pour retrouver la petite Madeleine McCann, 4 ans, disparue il y a onze jours au Portugal. Grâce à cet élan de générosité exceptionnel, le montant total des récompenses promis pour toute information permettant de localiser la fillette britannique dépasse les 3,8 millions d'euros.

Accrochée à un ballon rose, la petite carte d'anniversaire s'est envolée très haut dans le ciel bleu azur. « Maman et Papa, Sean et Amelie te reverront très bientôt », disait-elle simplement. Quarante ballons roses ont été lâchés samedi dans le ciel de Queniborough, une bourgade du Leicestershire, par la famille de Madeleine McCann, entourée de nombreux voisins. Car cela fait maintenant onze jours que la petite Maddie, qui a eu quatre ans samedi, n'a pas vu ses parents, son petit frère et sa petite soeur, des jumeaux âgés de deux ans. La fillette a disparu dans la soirée du 3 mai, alors qu'elle dormait dans un appartement de Praia da Luz, une station balnéaire du sud du Portugal.

Restés sur place, les parents, Gerry et Kate McCann, ont demandé à tous, samedi, de redoubler d'efforts. « En ce jour anniversaire de Madeleine, nous vous demandons de poursuivre les recherches et de continuer à prier. S'il vous plaît, aidez-nous à ramener Madeleine à la maison », ont-ils lancé à la sortie d'une veillée dans l'église du village, à laquelle plus de 300 personnes avaient assisté, tenant des rameaux d'olivier en signe d'espoir. « Nous savons que des offres de soutien sont faites chaque jour, ont-ils précisé. C'est ce qui nous fait tenir. »

En Grande-Bretagne comme au Portugal, la mobilisation est exceptionnelle : distribution de photos, de tee-shirts, campagne de courriels... De grands posters à l'effigie de Maddie ont été imprimés, afin que l'on puisse bien voir la tache noire dans l'iris gris-vert de l'oeil droit de Madeleine, un signe distinctif qui, selon ses parents, devrait permettre de l'identifier. Dans le village des McCann, des milliers de rubans jaunes ont été accrochés aux barrières, et de nombreux enfants sont venus offrir des peluches. Bien au-delà des proches de la fillette, l'émotion a gagné les rangs des célébrités, dans le monde du sport, des affaires ou de la politique. Au total, 2,6 millions de livres (soit 3,8 millions d'euros) de récompense ont été promis pour toute information concernant Madeleine. Une offre provenant notamment de Sir Richard Branson, le patron du groupe Virgin, ainsi que de l'auteur à succès de Harry Potter, J. K. Rowling, du milliardaire Sir Philip Green (Topshop, BHS) ou encore de Bill Kenwright, producteur de théâtre et président du club de football d'Everton. Vendredi, Stephen Winyard, propriétaire d'un centre de santé en Écosse, a promis, le premier, un million de livres. L'hebdomadaire populaire News of the World a également contribué à hauteur de 250 000 livres, tandis que le quotidien sportif portugais Record, qui publiait samedi de nombreux messages de solidarité de footballeurs, a offert 15 000 euros. Une collègue de la mère de Madeleine a proposé il y a une semaine une récompense de 100 000 livres.

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Portant lui aussi un ruban jaune au revers de sa veste, le ministre britannique des Finances, Gordon Brown, qui doit bientôt succéder à Tony Blair à la tête du gouvernement, a exprimé sa sympathie aux McCann, assurant que tous les parents allaient réfléchir à des moyens de les aider. Depuis Madrid, l'ancien capitaine de l'équipe de football d'Angleterre, David Beckham, a enregistré un « appel à l'aide ». Et hier, de nombreux Portugais ont prié pour la petite fille à Fatima, lors du pèlerinage marquant le 90e anniversaire de l'apparition de la Vierge à trois jeunes bergers, en 1917.

En Algarve, la police, qui privilégie la thèse d'un enlèvement, affirme suivre plusieurs pistes, aidée par deux experts de l'agence britannique de lutte contre la pédophilie. Les recherches officielles dans la région ont été interrompues, l'enfant se trouvant peut-être déjà à l'étranger. Mais l'attention des enquêteurs se concentrait ce week-end sur l'arrière de l'appartement d'où Madeleine a disparu, qui donne sur un petit jardin accessible par une barrière. Les parents, qui dînaient dans un restaurant à une cinquantaine de mètres, n'avaient pas verrouillé la porte arrière, car ils venaient vérifier de temps en temps si leurs enfants dormaient bien.

Douze personnes auraient été interrogées ces derniers jours. Les enquêteurs seraient notamment sur la piste de deux hommes et une femme blonde « d'apparence anglaise », aperçus à bord d'une voiture immatriculée en Grande-Bretagne dans une station-service le jour de la disparition, et qui, la veille, avaient été surpris en train de photographier des enfants.

D'après le quotidien Correio da manha, la police a interrogé un couple qui logeait dans un appartement où les chiens policiers se sont systématiquement rendus chaque fois que la police les a sollicités pour suivre la piste de la fillette. Le quotidien, qui cite des sources de la PJ non identifiées, affirme que les Anglais de la station balnéaire ont « la clé de l'affaire » et que Maddie aurait été l'objet d'un enlèvement organisé depuis le Royaume-Uni.

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10 mai 2007

«Un nouveau challenge»

Photo : ITélé

Natation, Zoom sur Laure Manaudou
Cédric Callier, Sport24.com

Comme prévu à son programme de la journée, Laure Manaudou est passée par la case conférence de presse après s’être entretenue avec Philippe Lucas en tête-à-tête. Déterminée, la nageuse tricolore a confirmé son départ vers l’Italie.

«Je voulais passer à autre chose, changer de méthode d’entraînement, me perfectionner sur certains aspects techniques… Autant de choses que je ne pensais pas pouvoir réaliser avec Philippe, qui n’allait pas changer sa méthode juste pour moi.» Souriante et presque étonnamment détendue, Laure Manaudou a confirmé lors d’une conférence de presse, ce mercredi, ce que tout le monde savait déjà : fini le Canet-en-Roussillon, direction l’Italie et Turin. Mais plus que la localisation géographique, cet exil signifie surtout la fin de l’ère Lucas pour la nageuse française. De quasi fusionnelle, leur relation s’était distendue ces derniers temps. En cause, selon diverses indiscrétions, l’exigence d’un entraîneur dont la caricature dans Les Guignols de l’info n’est peut-être pas si éloignée que cela de la réalité, des heures d’entraînement à rallonge et, surtout, l’histoire d’amour de la nageuse avec Luca Marin. Autant de facteurs sur lesquelles Manaudou n’a pas souhaité s’étendre, préférant se retrancher à diverses reprises derrière un convenu : «Je n’ai jamais dit que Philippe était un mauvais entraîneur, au contraire. Cela allait très bien, on avait une relation de travail normale. J’ai juste ressenti le besoin de changer.»

Une volonté d’émancipation
Pourtant, elle concède néanmoins, comme de nombreux autres sportifs avant elle, la volonté de s’émanciper de la tutelle d’un entraîneur qui, d’une certaine façon, était une part intégrante de sa réussite. «Je veux prouver que je suis capable de nager aussi vite avec un autre entraîneur, voire même évidemment plus vite.» Soit le fameux orgueil de la championne, qui s’accommode mal de l’ombre envahissante d’un mentor s’appropriant, même involontairement, une part de ses succès. En tennis, ce changement est d’ailleurs monnaie courante. A la question pourquoi maintenant, Manaudou reste en revanche plus énigmatique : «Je pensais prendre cette décision après les Jeux Olympiques de Pékin mais après réflexion, j’ai préféré changer 18 mois avant, car cela me semble être une durée suffisante pour préparer correctement cette échéance.» Pour la nageuse, ce choix ne laisse aucune place au doute : «Je sais que j’ai des choses à modifier techniquement que je ne pourrais pas faire avec Philippe. Maintenant, seuls les résultats démontreront que j’ai fait le bon choix, ce qui est une source de motivation supplémentaire pour moi. En attendant, j’estime qu’il faut respecter mon choix car je suis la seule à en connaître toutes les raisons.» Une manière implicite d’avouer qu’elle n’a pas confié toutes les raisons de son départ ?

Manaudou restera française
Peut-être, toujours est-il que Manaudou ne semblait pas atteinte plus que cela par sa décision, qu’elle assume avec assurance. Ce qui serait moins le cas de Philippe Lucas : «C’est normal qu’après six ans de travail ensemble, il ne soit pas indifférent à mon départ. On s’est dit les choses clairement, cela s’est bien passé et je ne pense pas que l’on se quitte en mauvais termes.» Pour la suite, la Française est plus évasive. Si sa base d’entraînement sera à Turin, et non Vérone comme Luca Marin, son staff technique demeure encore assez flou. Tout juste admet-elle que «ses entraînements seront différents de ceux actuels» et qu’elle n’a pas l’intention de «changer son programme de courses», continuant sur les mêmes distances et les mêmes types de nages. Et bonne nouvelle pour ses nombreux supporters dans l’Hexagone, Manaudou l’a réaffirmé : «Prendre la nationalité italienne, je n’y pense pas. Je reste française et licenciée au Canet, et cela ne changera pas. La seule chose qui change, c’est que je ne m’entraînerais plus en France.»

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07 mai 2007

Election présidentielle : Carte des résultats

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04 mai 2007

Vive la démocratie :

victimes"Si Sarko passe, ça va être le bordel et bouger dans toutes les cités." Tarek K., 17 ans, habitant des Mureaux, résume brutalement l'opinion générale dans les quartiers sensibles de la banlieue parisienne. Depuis plusieurs jours, les rumeurs d'"émeutes" courent les halls d'immeuble et les couloirs des établissement scolaires. Dans l'hypothèse d'une victoire de Nicolas Sarkozy, au second tour de l'élection présidentielle, dimanche 6 mai, nombreux sont les habitants convaincus que des violences urbaines risquent d'éclater le soir même. Dans la plupart des cas, toutefois, les jeunes rencontrés aux Mureaux (Yvelines), au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) et à Corbeil-Essonnes (Essonne) évoquent plutôt des incidents ponctuels, beaucoup plus qu'un mouvement étalé sur plusieurs semaines, comme en octobre et novembre 2005.

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Un droitier contrarié :

Chat avec un droitier contrarié Chargé d'études pour le groupe UDF au Sénat, plume de François Bayrou, Antoine Buéno vient de sortir un livre sobrement intitulé "Je suis de droite... et je vous emmerde !". En décalage avec la ligne de son parti ou conception plus large de la droite ? Ouvrage au second degré ?

Un guide de l'outing de droite

Avec "Je suis de droite... et je vous emmerde", Antoine Buéno, a concocté un guide détonant à destination des gens de droite complexés. Au programme, litanies hypnotisantes, explications pratiques, conseils, jeux et mêmes analyses politiques ! "Même si les mentalités évoluent vite, être de droite est encore considéré en France comme une honte, une tare, une infirmité. Montrées du doigt, les créatures de droite sont contraintes au silence et vivent dans la peur", explique le jeune auteur. Le ton est donné : l'heure est à la plaisanterie et à l'ironie. Si ce livre pourrait apparaître comme une facétie légère en d'autres circonstances, il pose bien des questions dans le contexte de l'élection présidentielle. En effet, Antoine Buéno travaille pour le groupe UDF du Sénat et est rien moins que l'une des plumes de François Bayrou. Comment ce livre a-t-il été perçu par son parti ? L'UDF ne serait-il donc pas un parti indépendant, comme le clame François Bayrou ? Dans quelle optique Antoine Buéno a-t-il écrit ce livre ?

Antoine Buéno, entre politique et littérature

Titulaire d'un DEA de droit, diplômé de Sciences Po et de l'ESSEC, Antoine Buéno mène deux carrières de front : il travaille comme chargé d'études "Affaires sociales" pour le groupe UDF au Sénat, s'est engagé dans la campagne de François Bayrou et est également écrivain. Il est l'auteur de trois romans, "L'amateur de libérines", "Spectateurs" et  "Le Triptyque de l'asphyxie". "Je suis de droite... et je vous emmerde" est son 4e ouvrage et son 1er livre politique.

"Même si les mentalités évoluent vite, être de droite est encore considéré en France comme une honte, une tare, une infirmité. Montrées du doigt, les créatures de droite sont contraintes au silence et vivent dans la peur. Le présent opuscule n'a qu'un seul objet : aider ces malheureuses. Les aider à découvrir leur droite intime, l'accepter, vivre en paix avec elle, l'affirmer et, peut-être un jour, en jouir. Pour cela, ce livre n'est rien d'autre qu'un guide. Un guide de l'outing de droite. Homme, femme de droite, libère-toi. Tu n'as rien d'autre à perdre que les chaînes de tes salariés. Redresse-toi et crie à la face d'un monde de droite que tu lui appartiens. Redresse-toi et, toi aussi, comme les ténors du parti socialiste, ose hurler : Je suis de droite... et je vous emmerde !"

Antoine Buéno n'a pas encore la trentaine et il est déjà l'auteur de trois romans. Il travaille ordinairement pour le groupe UDF au Sénat. Il manie aussi bien le verbe que les concepts, ce qui l'a conduit très logiquement à créer, en 2005, le prix du Style.

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Le nucléaire : solution économique ou/et écologique ?

Après la bataille des chiffres pendant le débat présidentiel de mercredi soir entre Mme Royal et M. Sarkozy, il convient de s’interroger sur l’utilité du nucléaire. L’énergie atomique est souvent avancée comme une solution pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En effet, il s’agit d’une énergie bien moins polluante que les centrales thermiques ou que les unités de production d’électricité mixte (gaz plus pétrole). Pour autant, elle ne fait pas consensus. Les associations écologiques mettent en avant le problème des déchets qu’on ne sait pas (encore ?) traiter. Les experts GIEC (Groupement Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) se sont évertués à éluder la question du nucléaire dans leur débat. Ils ne devraient pas faire mention de ce type d’énergie comme solution pour lutter contre le (probable) réchauffement de la planète. Certaines personnalités (comme le cofondateur de Greenpeace, Patrick Moore) et quelques Etats (la France, les Etats-Unis et le Japon, par exemple) sont favorables à un développement du nucléaire. Autrement dit, il est difficile de se prononcer sur l’avantage écologique de l’énergie atomique.

Qu’en est-il au niveau économique ? Un fait semble clairement établi. L'énergie "fabriquée" à partir de nucléaire est moins chère. La production d’un mégawatt heure par une centrale coûte 7€, contre 30 à 60€ pour la production à base de gaz, hydrocarbure ou charbon (varie en fonction du prix de ces matières premières). Pourquoi ne pas dépendre uniquement de cette énergie ? La demande n’est pas stable. Elle connaît des hauts (hiver, journée) et des bas (été, nuit). En parallèle, les dépenses d’entretien (et les coûts fixes) des centrales sont telles que ces dernières doivent produire plus de 50% du temps pour être rentable (57%). Si on veut couvrir les pics de consommation avec le nucléaire, alors on doit construire des unités de production qui ne fonctionnent qu’une petite partie de l’année (bien moins de 50%). Il n’est pas économiquement concevable de se reposer uniquement sur l’énergie atomique. Actuellement, le nucléaire permet de répondre à 78% de nos besoins d’électricité (18% de nos besoins énergétiques totaux, c’est-à-dire en ajoutant le chauffage, les carburants, etc.). Cependant, 90% du temps, il est nécessaire de faire appel à des moyens productifs complémentaires pour que l’offre égalise la demande. Autrement dit, nous sommes indépendants seulement 876 heures par an. Nous avons besoin des énergies fossiles, comme suppléments vitaux, 7884 heures par an. Les centrales peuvent être la base de notre production électrique, elles ne peuvent pas dénouer nos problèmes énergétiques. (Pour en savoir plus sur ses questions, on peut se reporter à l’ouvrage de David Spector, Electricité : Faut-il désespérer du marché ?, Ed. Rue d’Ulm, 2007)

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