Planète Bleue

Respirer profondément et en toute sérénité sur notre belle planète

22 octobre 2007

"Sapiens" était aussi pêcheur à pied

Il y a 165 000 ans en Afrique, les hommes du paléolithique moyen se nourrissaient des produits de la mer.

L'EXPLOITATION des ressources marines a été cruciale pour nos lointains ancêtres pendant la période glaciaire qui a duré de 195 000 à 135 000 ans avant notre ère. Sans cette nourriture, ils n'auraient pas pu survivre au climat froid et rude. Ce mode d'alimentation leur aurait permis en outre de migrer en Australie et en Nouvelle-Guinée par la côte.
C'est ce qu'indique une équipe internationale de chercheurs *, après avoir découvert des restes de fruits de mer dans la grotte de Pinnacle Point qui surblombe l'océan Indien, près de Mossel Bay, en Afrique du Sud. Les restes retrouvés dans la grotte montrent qu'au paléolithique moyen, les Homo sapiens ramassaient sur la plage une quinzaine d'espèces d'invertébrés marins différents constitués majoritairement de moules brunes. Ils utilisaient également des hématites (ocre rouge) taillées et de petits outils, preuve qu'à cette époque ils étaient plus évolués que l'on pensait. Dans leur étude, les auteurs expliquent que les occupants de Pinnacle Point ramassaient sans doute les crustacés à marée basse ou lors des grandes marées mensuelles de printemps sur la côte plus ou moins rocheuse. Pendant les millions d'années précédentes, le régime alimentaire des hominidés à l'intérieur des terres était le produit de la chasse et de la cueillette.
« Comportements élaborés »
Les hommes de Pinnacle Point ramassaient leurs coquillages sur le littoral à environ 5 ou 10 km de la grotte pour revenir les consommer à l'intérieur. Quant aux 57 hématites recueillies dans la grotte, certaines d'entre elles étaient vraisemblablement utilisées pour se peindre le corps, ce qui confirme le niveau d'évolution de ces hommes modernes. Aujourd'hui, nos contemporains expriment notamment leur statut social et leur appartenance au groupe à travers l'habillement, les bijoux, le maquillage et la coiffure, commente Sally McBrearty de l'université du Connecticut dans un commentaire publié par la revue Nature.
« Il s'agit sans doute de comportements élaborés qui font preuve d'une stratégie plus moderne que ce que certains chercheurs pensaient », confirme Francesco d'Errico, directeur de recherche au CNRS. Ce scientifique fait cependant remarquer que la consommation de fruits de mer et l'utilisation de pigments sont également attestées chez les néandertaliens d'Europe. La présence de ces modes de vie montrerait notamment qu'on ne peut pas dresser de parallélisme entre morphologie (taille du cerveau, etc.)et comportement moderne.
Si les chercheurs ont pu découvrir la grotte de Pinnacle Point, c'est parce qu'elle a été épargnée par la remontée du niveau de la mer. Au paléolithique l'océan était de 125 mètres plus bas qu'aujourd'hui et la grotte est maintenant située à 15 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle figure parmi les rares sites archéologiques datés de 165 000 ans. Jusqu'à présent les plus anciens habitats connus remontaient à 120 000 ans.
(*) «Nature », le 18 octobre 2007

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Bien manger, bien bouger au quotidien :

Alors que le gouvernement a lancé depuis maintenant 6 ans son programme visant à encourager les citoyens à manger plus sainement et à être plus actifs, ces mois d’octobre et novembre, une nouvelle campagne de publicité les motive à bouger au quotidien.

40 spots télévisés sont actuellement diffusés sur France télévisions, sous le titre « vos questions nutrition ». Un chef, une journaliste et les membres d’une grande famille y discutent des manières simples de s’alimenter de manière équilibrée et de bouger au quotidien.

Rappelons que la règle de base est de consommer chaque jour :

- 5 fruits et légumes

- 3 produits laitiers

- 3 féculents par jours (sucres lents)

- 2 sources de protéines (viande, œuf, poisson)

- au moins 1,5 litres d'eau

- en quantités limitées : sucres rapides, sel, et produits gras

Il est recommandé de faire 30 min d’exercice par jour.

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12 octobre 2007

Pollution des fleuves : l'agence de l'eau était au courant

L'Agence de l'eau du Rhône et de la Méditerranée était au courant au moins depuis vingt ans de la présence anormalement élevée de pyralène dans les eaux du Rhône. C'est ce que montre une analyse de cet établissement public datée d'avril 1986, publiée par le site du «Nouvel observateur» mercredi.

Selon un relevé effectué au cours des années 87 à 89, la Saône et l’Isère présentaient des taux de PCB respectivement de 100 et 200 ppb (microgrammes par kg) dans les sédiments. Les concentrations actuelles dans les zones qui ont déclenché les arrêtés préfectoraux d’interdiction de consommation des poissons sont de l’ordre de 15 à 35 ppb. Selon le journal, ce chiffre «conforte la défense de l’usine Trédi, [spécialisée dans la décontamination de transformateurs au pyralène], puisque celle-ci ne déversait pas ses effluents dans ces deux rivières». Vue des berges du Rhône, le 28 septembre 2007 à Lyon Des quantités de PCB trente fois supérieures aux normes actuelles avaient été également mesurées dans le fleuve dès 1987 à Saint-Vallier (Drôme), au sud de Lyon.

1,24 kg de PCB dans le Rhône par jour

Selon un autre document, une très grosse unité de chimie de base du chlore a déversé, du 18 au 24 avril 1986, 1,24 kg de PCB par jour dans le Rhône. A la même époque, l’usine Tredi, à une trentaine de kilomètres en amont de Lyon, était autorisée à en déverser la même quantité.

L’usine Tredi n’est donc plus la seule industrie pointée du doigt. «Le Rhône est également pollué en amont de notre usine, vers la Suisse. Nous ne sommes pas les seuls contributeurs», se défend-on chez Trédi.

Pas une nouveauté pour les écologistes

Pour les écologistes, la pollution du Rhône aux PCB n'est d'ailleurs pas un scoop. «Dès 1985, on a tenu une conférence de presse pour dénoncer les dangers des rejets dans le Rhône», se souvient Etienne Tête (Verts) à 20 Minutes. Les Verts s'appuyaient notamment sur un rapport signé de Christian Brodhag, ingénieur et militant, aujourd'hui délégué interministériel au développement durable. «De nombreuses usines ont rejeté légalement du PCB, mais l'Etat n'a jamais fait l'addition des autorisations de rejets», déplore Hélène Blanchard, vice-présidente de la région chargée de l'environnement.

20minutes.fr avec F.C

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Deux cent mille Français cultivent leur cannabis

La PJ vient de démanteler deux « usines » dotées d'un équipement sophistiqué pour alimenter le trafic de drogue dans le Midi.

LES HOMMES de la PJ de Toulon, qui enquêtaient depuis plusieurs mois sur un trafiquant d'herbe local, n'en ont pas cru leurs yeux. Lundi, au moment d'investir la villa d'un comparse présumé dans un quartier résidentiel de La Seyne-sur-Mer (Var), ils ont mis au jour une véritable usine de production de cannabis. « Le jardin était envahi par plusieurs centaines de plants tandis que le garage et la remise faisaient office de séchoir, relève un policier. Dans la maison, nous avons aussi découvert des stocks de graine, diverses lampes et de la documentation spécialisée. Au total, on estime qu'il y avait là pour plusieurs dizaines de milliers d'euros de marchandise. »
Dans le cadre d'une tout autre enquête, à Nîmes, le SRPJ de Montpellier a découvert le même jour un entrepôt abritant 600 plants sur une surface d'environ 200 m². Doté d'un système d'éclairage, de chauffage et d'apport en eau des plus sophistiqués, cette fabrique visait apparemment à alimenter le marché local. Deux trafiquants présumés devraient être déférés aujourd'hui.
Selon une estimation finalisée tout récemment par l'Obervatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT), 200 000 personnes cultiveraient actuellement leurs propres plants de cannabis sur le sol français. À en croire les policiers spécialisés, les grosses cultures, qui nécessitent l'acquisition d'un matériel coûteux et alimentent souvent les trafics, demeurent peu nombreuses. « En revanche, décrypte le directeur de l'OFDT, Jean-Michel Costes, l'autoculture, marginale au milieu des années 1990, semble depuis lors se diffuser parmi les usagers. »
Pour preuve, la soixantaine de commerçants spécialisés dans la vente de lampes à sodium et autres pots hydroponiques, requis pour faire pousser de l'herbe « en placard », afficherait une nette augmentation de leurs ventes depuis quelque temps. Par ailleurs, selon diverses enquêtes qualitatives, un consommateur régulier sur quatre déclarerait faire pousser ses propres plants.
1 600 interpellations
Interne en chirurgie et fumeur occasionnel, Jean-Baptiste (*), âgé de 28 ans, cultive ainsi sa propre herbe depuis environ quatre ans. « J'y suis venu après m'être longtemps approvisionné dans la rue, au risque de tomber sur un matos de mauvaise qualité ou de me faire dépouiller, raconte-t-il. Lorsque je leur en ai parlé, mes parents, qui habitent un petit village du sud de la France, ont d'emblée accepté d'accueillir mes cultures dans leur potager à condition que je ne revende pas mon herbe. L'an dernier, j'ai ainsi récolté près de 1,5 kg de têtes séchées dont j'ai donné l'essentiel à mes potes. Le seul problème, c'est que j'ai une trouille bleue de me faire choper dès que je dois transporter mon herbe. »
Abritée des regards, tantôt en plein champ tantôt en appartement, et de petite taille, la grande majorité de ces cultures échappent à la vigilance des services répressifs qui, l'an dernier, ont procédé l'an dernier à environ 1 600 interpellations pour détention de graines ou de pieds - tandis que 115 « cultivateurs » ont été arrêtées pour « trafic ».
* Le prénom a été modifié. - Bonjour la sécurité opératoire... opérez bien, opérez zen, fumez un p'tit joint avant !

Posté par jmlir à 09:05 - Société - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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