Planète Bleue

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22 juillet 2008

Un insecte non identifié nargue les entomologistes :

Un envahisseur inoffensif et furtif se joue des entomologistes de Sa Gracieuse Majesté. Dans sa livrée sombre barrée d'une croix orangée, cet insecte, de la taille d'un grain de riz, n'a toujours pas livré son nom. Découvert, en mars 2007, dans le jardin du Muséum d'histoire naturelle de Londres, il reste muet sur son identité. Et s'est multiplié au point d'avoir conquis l'ouest de la capitale britannique, sans plus se trahir.

L'insecte découvert en mars 2007 dans le jardin du Muséum d'histoire naturelle de Londres reste non identifié.

La chose est d'autant plus vexante que s'il est un lieu au monde où l'on devrait pouvoir le démasquer, c'est bien l'auguste institution. Elle ne compte pas moins de 28 millions de spécimens d'insectes, couvrant 500 000 espèces collectées dans tout l'Empire et sur le reste du globe.

Aucun de ces épinglés ne correspond, à la connaissance de Max Barclay, entomologiste au Muséum, au nouveau venu. Celui-ci ressemble bien à une bestiole retrouvée dans un musée de Prague, mais récoltée à Nice, Arocatus roeselii. Hélas le néo-Londonien affectionne semble-t-il les graines de platane plutôt que d'aulne, comme son sosie niçois...

"C'est un peu insatisfaisant de constater que dans le jardin du plus grand muséum au monde, il y a un insecte que nous ne pouvons identifier", convient M. Barclay, interrogé par le Times. Sachant que le platane se trouve dans l'ensemble de l'hémisphère nord, de la Chine à l'Amérique, les zones d'origine putatives sont légion.

IMMIGRATION

Par chance, l'inconnu n'a pas les moeurs dévoratrices de certains de ses compères envahisseurs. Réchauffement climatique et mondialisation aidant, la circulation incontrôlée d'insectes se multiplie. Une étude coordonnée par l'INRA a montré que, sur la période 2000-2007, en moyenne 19 espèces nouvelles d'invertébrés, essentiellement des insectes, s'établissent en Europe chaque année. Le phénomène est en augmentation, puisque sur la période 1950-1975, le rythme d'immigration était estimé à une dizaine d'espèces par an.

Ces mouvements font l'objet d'une extrême attention des services de protection des végétaux, car les dégâts engendrés par les nouveaux venus peuvent être considérables. Mais aussi des services sanitaires : des insectes comme le moustique sont de parfaits vecteurs de maladies. L'inconnu de South Kensington ne semble pas de cette engeance.

Hervé Morin

Posté par jmlir à 17:55 - Environnement - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    demande

    salut je suis rene Kency Jean Marc je suis en seconde ,svp j aimerais avoir une bourse pour la fi de mes etudes aux Etats unis,car je n'ai pas les moyens necessaires

    Posté par rene kency jean, 06 juin 2010 à 23:20

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